La prise en charge des usagers de drogues injectables

A propos de la prise en charge des usagers de drogues injectables

La prise en charge des Usagers de Drogues Injectables (UDI) est un domaine prioritaire en santé publique et en addictologie, en raison des risques élevés liés à l’injection : infections (VIH, hépatites), abcès, overdoses, complications psychiatriques et sociales.

Foire aux questions

Un UDI est une personne qui consomme des drogues par voie injectable, souvent avec des substances comme : Héroïne, Cocaïne / crack, Méthamphétamine, Médicaments détournés (tramadol, benzodiazépines…) et Mélanges de produits.

Ce mode de consommation expose à des risques médicaux graves.

  • Réduire les risques sanitaires (VIH, VHB, VHC, infections locales).
  • Prévenir les overdoses et les décès.
  • Stabiliser la personne sur le plan psychique et social.
  • Accéder progressivement au traitement de l’addiction.
  • Améliorer la qualité de vie et l’insertion.

Elle repose sur trois piliers :

A. Réduction des risques (RdR) : C’est la base de la prise en charge des UDI.

Interventions clés :

  • Distribution de kits d’injection stériles (seringues, aiguilles, tampons, eau stérile).
  • Mise à disposition de préservatifs.
  • Mise à disposition de naloxone (antidote des overdoses).
  • Collecte des seringues usagées.
  • Education aux pratiques d’injection plus sûres.
  • Prévention des infections sexuellement transmissibles.
  • Dépistage régulier du VIH, VHB, VHC, syphilis.

B. Prise en charge médicale et psychiatrique

  • Médicale :Traitement de la douleur, des abcès, des plaies, Vaccination contre l’hépatite B, Suivi des maladies chroniques, Traitement des hépatites virales,
  • Psychiatrie : Dépistage et traitement des troubles associés (dépression, anxiété, psychoses induites, troubles de personnalité), Soutien psychologique et thérapies motivationnelles)

C. Traitement de l’addiction : Les UDI peuvent bénéficier de traitements de substitution aux opiacés (TSO), comme la méthadone.

Ces traitements permettent de : réduire l’injection, stabiliser le comportement, diminuer les risques de VIH/VHC, prévenir les overdoses et améliorer l’insertion sociale.

D’Autres moyens pour la prise en charge:

  • Sevrage médicalisé (en hospitalisation ou ambulatoire)
  • Psychothérapies (motivationnelle, cognitive-comportementale)
  • Groupes de soutien
  • Accompagnement social

Pour plus d’information : Guide de formation à la prise en charge des consommateurs de drogues injectables au Sénégal